PRÉPARER UN PURIN ET UNE INFUSION

PRÉPARER UN PURIN ET UNE INFUSION

 

 

Prévoyez de réaliser de grandes quantités de purin (ou d’extrait fermenté), 101 en moyenne, car le processus de fermentation s’y déroule mieux qu’en petits volumes. Pour le fabriquer, plongez 1 kg de tanaisle fraîche, coupée en gros morceaux, dans 10 I d’eau (de pluie, de préférence, car elle est souvent moins calcaire).

 

Les fleurs et les feuilles conviennent. Laissez fermenter une dizaine de jours. Filtrez, diluez au dixième et pulvérisez en guise d’insectcide. Pour l’Infusion, prenez 20 g de plante sèche ou 100 g de fraîche, et placez-les dans 1 I d’eau chauffée. Laissez frémir quelques minutes à feu moyen.

 

Faites refroidir hors du feu.

 

Filtrez pour ne pas boucher les buses des pulvérisateurs. Utilisez-la diluée au cinquième comme fongicide. Au contraire du purin qui se garde plusieurs semaines dans des bidons opaques et hermétiques, l’infusion s’utilise sous quelques jours.

 

 

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LA PALMETTE DOUBLE U

plamette double u

LA PALMETTE DOUBLE U : DES FRUITIERS EN CAPITALES

La forme de palissage en double U est recommandée pour les petits jardins (elle prend peu de place), et pour les variétés peu vigoureuses de poirier ou pommier.
Dès la plantation, installez le palissage formé de poteaux de 2,80 m enterrés de 60 cm tous les 5 m. Sur la hauteur des poteaux, tendez des fils de fer tous les 50 cm maintenus par des cavaliers et un tendeur à chaque extrémité. Puis positionnez à l’aplomb des tuteurs en bois non traités ou des bambous tous les 40 à 50 cm, attachez-les aux fils de fer.

 

plamette double u
Plantez votre scion entre 2 tuteurs et rabattez-le au sécateur au niveau du premier fil de fer. Au printemps, gardez 2 rameaux au plus près de la base (futures charpentières) et attachez-les au fil de fer. Au fur et à mesure de leur croissance, conduisez-les et liez-les aux tuteurs (le premier U).
L’hiver suivant, rabattez ces 2 rameaux au premier niveau, au-dessus de 2 yeux orientés de part et d’autre .

Chaque oeil va croître, conduisez les pousses (photo 2 et 3) afin de former les deux U doubles. Votre arbre aura alors développé ses 4 charpentières. Le 3e hiver, gardez les bourgeons terminaux de vos 4 axes et taillez les coursonnes à 3 yeux.

 

Les plantes se font SORCIÈRES

plantes

Médicinales, toxiques ou très invasives, elles poussent dans nos jardins et hantent les grimoires d’antan. Pour les apprivoiser, apprenez à les connaître.

Faciles à vivre, ces plantes nous gratifient de belles floraisons, raison pour laquelle onles invite au jardin. Pourtant, méfiance : de jolies fleurs peuvent parfois cacher les pires poisons. La faute en revient aux gluco-sides et aux alcaloïdes, des composés toxiques leur servant, dans la nature, à se protéger des prédateurs, tels que les animaux brouteurs. Ces “herbes sorcières” sont cultivées de longue date, et entraient dans la panoplie des remèdes médicaux dont on disposait j adis. Et cet usage est très ancien puisque Charlemagne, en l’an 812, promulguait le Capitulaire de Villis, un décret imposant la culture de 96 d’entre elles, dont la bétoine, la tanaisie et l’euphorbe épurge, dans ses domaines.

plantes
Remède ou poison ?
Le vieil adage dit, avec raison que c’est la dose qui fait le poison. Mais attention, certains végétaux sont très toxiques, même à faible dose ! Une simple tisane de feuilles de digitale a coûté la vie à un couple. Quelques grammes de racines d’aconit suffisent à tuer. Le danger, dans quelques cas, provient du contact cutané avec la sève ou de la réaction allergique que la plante peut causer. Et, comme si cela ne suffisait pas, certaines plantes empoisonnent leurs voisines afin d’envahir le terrain : vraiment diabolique !

 

Comme l’absinthe, la tanaisie contient de la thuyone, une subsstance hallucinogène.

 

-Tueuse magnifique: La digitale pourpre ne pardonne pas ! Toute la plante est très toxique, même ses belles fleurs.
-Diabolique angélique À ne pas confondre avec la mortelle ciguë, l’angélique (Angélica archangelica) peut provoquer des allergies.

-Arsenic végétal L’aconit (Aconitum napellus) concentre ses principes toxiques dans ses racines, mais la plante entière tue.
-Sceau maléfique Polygonatum odoratum, le sceau-de-Salomon, contient de l’oxalate, créant crises de goutte et insuffisance rénale.
-Herbe-aux-puces Latanaisie (Tanacetum vulgare), toxique et abortive, est au jardin un insecticide et rm fongicide efficace.
-Lait du diable La sève de l’euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) est irritante pour la peau.

-Rampante invasive La griffe-de-sorcière (Carpobrotus) envahit la côte, empêchant le développement de toute autre plante.
-Vertus magiques La bétoine (Stachys offiànaüs), autrefois très renommée, servait de remède populaire.

 

 

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Jardins Verticaux

L’apparition de murs verts ou de jardins verticaux a créé un nouveau concept de jardinage dont le but est de créer des murs verts et des murs avec des plantes naturelles. Avec cette nouvelle forme de culture, nous pouvons profiter de nouveaux espaces verts, améliorer le paysage urbain et respirer un air plus pur, une façon d’embellir et d’améliorer durablement l’environnement de nos maisons, bâtiments et villes.

 

Un jardin vertical consiste à construire une structure rigide habituellement ancrée sur un mur ou un mur qui contient des contenants ou des alvéoles dans lesquels sont logés le substrat et les plantes. Il peut être créé à l’intérieur, dans une cour intérieure ou complètement à l’extérieur comme un jardin traditionnel, varier seulement les espèces et les variétés de plantes à utiliser, généralement de taille moyenne ou petite en raison des caractéristiques des installations.

 

jardins verticaux

 

Choisissez ceux qui nécessitent peu de substrat. Pour l’intérieur, néphrolepis, kalanchoes, figuiers grimpants, peperomias, bromeliads, orchidées… et pour l’extérieur, lierre, jasmin, bignonias, cissus, sedum et vitadinia, entre autres. Mais les espèces que vous choisirez dépendront toujours de l’emplacement et de l’orientation du jardin vertical.

 

Pour sa croissance correcte, il est important de le maintenir, en éliminant régulièrement les feuilles et les plantes séchées pour éviter les champignons et les maladies, ainsi que l’approvisionnement en nutriments et un bon contrôle de l’eau d’irrigation, ce qui est généralement fait automatiquement.

 

En bref, ce type de jardins est considéré comme une proposition innovante de jardinage urbain, pour ses beaux designs, pour la promotion d’un environnement plus vert et pour l’amélioration de l’air respiré.

 

 

 

Foodpairing

food pairing

Dans cet article, nous allons parler de Foodpairing

 

Foodpairing, tendance culinaire du moment

 

Le foodpairing suscite une véritable révolution dans la cuisine. Cette tendance est basée sur le principe selon lequel deux produits (ou plus) peuvent être parfaitement combinés si leurs principaux arômes se ressemblent.
Une société belge spécialisée dans le foodpairing, recherche quels ingrédients s’accordent entre eux et établit un profi l d’arômes sous la forme d’un ‘arbre de
foodpairing’. Plus les différents produits alimentaires se rapprochent de l’ingrédient central, mieux ils s’harmonisent dans des plats succulents, riches en saveur.
Le foodpairing veut être une source d’inspiration pour les cuisiniers et les inciter à expérimenter davantage aux fourneaux

 

food pairing

 

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Fruit et légumes: un patrimoine génétique

Comparons tin catalogue de graines actuel à celui qu’offrait, en 1902, un grainetier de Louviers, petite ville de l’Eure.

Si le nombre des variétés mises à la disposition des jardiniers n’a que peu diminué (environ 10 %), celles-ci ne sont pas les mêmes sur les deux catalogues.

Certains légumes — tels le chervis, le crambé ou le cerfeuil tubéreux — ont disparu de la gamme, mais d’autres sont venus s’y ajouter : le fenouil, le maïs sucré et la courgette.

Des variétés purement locales (oignon blond de Léry, navet long sec de Louviers, etc.) manquent à l’appel tandis qu’apparaissent les variétés « hybrides Fl ».

Dans le secteur des arbres fruitiers, l’évolution est analogue, à la nuance près que les variétés régionales sont encore représentées sur les catalogues actuels de certains pépiniéristes haut-normands.

La demande des consommateurs

Que les variétés cultivées changent avec les époques, c’est normal. Le monde des champs et des jardins évolue sans cesse. Rendez-vous compte, par exemple, de tout ce qui sépare le chou sauvage — encore présent sur les falaises du pays de Gaux — de ses descendants chou pommé, chou frisé, chou-fleur, chou de Bruxelles et chou-rave !

A partir du chou primordial, au riche potentiel génétique, nos ancêtres ont su façonner progressivement, par des sélections successives, des plantes répondant à leurs besoins.

Ils ont également introduit des plantes qu’ils jugeaient intéressantes, comme le pommier Malus dasyphylla du Turkestan.

Par hybridation avec les pommiers sauvages de la région, il a donné d’innombrables variétés de pommes. Le semis d’un pépin de pomme donne un arbre différent des autres, en fonction des hasards de la recombinaison des gènes, lors de la fécondation.

Certains de ces arbres de semis se révèlent exceptionnels.

Les pommes « modernes », parfois décriées, sont les descendantes de variétés plus anciennes croisées entre elles. Elles sont sélectionnées pour la vigueur de l’arbre, sa résistance aux maladies, sa productivité, la conformité du fruit aux exigences actuelles des filières commerciales, etc.

Et ensuite, comme autrefois, on les multiplie par greffage.

On comprend mieux, maintenant, les causes qui ont présidé à la disparition de centaines de variétés au profit d’autres plus récentes : elles n’étaient plus adaptées aux méthodes de production et de commercialisation modernes, ou elles ne correspondaient plus à la demande des consommateurs, ou bien les deux à la fois.

Un exemple : autrefois, en Normandie, on consommait certaines pommes comme légumes, avec de la viande. Cet usage s’étant perdu, les fruits iront plus de raison d’être. A moins que la cuisine n’évolue…

Pour qu’une renaissance soit possible, encore faut-il que l’on puisse retrouver facilement un pied-mère, qui sera ensuite multiplié par greffage. En effet, il est impossible de recréer telle ou telle variété par les voies de la génétique. D’où l’utilité des collections créées et gérées par des associations ou des instances scientifiques.

De ces vergers-conservatoires sortiront les pommes de demain.

Plus productives

Côté légumes, le travail de sélection, qui se faisait autrefois dans les fermes, est devenu l’affaire de grosses entreprises, nationales ou multinationales.

Les progrès de la génétique ont permis de réaliser les meilleurs croisements entre des variétés anciennes dont on voulait additionner les qualités : ce sont les fameuses variétés hybrides Fl.

Plus précoces, plus homogènes, plus résistantes aux maladies, bref, plus productives, ces nouvelles variétés n’ont que deux défauts aux yeux des jardiniers : leurs graines sont beaucoup plus coûteuses que celles des variétés classiques, et on ne peut pas les reproduire soi-même au jardin.

Malgré tout, les variétés traditionnelles — c’est-à-dire non-hybrides — sont encore bien représentées sur les catalogues de graines.

Certains de nos légumes locaux se sont même taillés une réputation nationale, tels le radis ‘Violet de Gournay’, le poireau ‘Monstrueux d’Elbeuf ou le chou ‘Précoce de Louviers’.

Pour les légumes comme pour les fruits, l’évolution du goût des jardiniers a influencé la composition des catalogues de graines. On consomme moins de haricots secs en 1907 qu’en 1902, aussi est-il logique que le nombre des variétés proposées soit passé de 40 à 11.

Dans le même temps, le nombre de sortes de tomates présentées sur les catalogues évoqués plus haut est passé de 3 à 8. Autres temps, autres fruits et autres légumes…

Au Revoir

D’un microclimat à l’autre

Chacun sait qu’une localisation abritée permet de tricher avec le climat et de faire prospérer des plantes déücates… L’art du jardinier consiste justement, pour une grande part, à améliorer le microclimat de son jardin.

Profitez d’une grande balade autour de chez vous pour situer votre jardin par rapport à son environnement. Et fiez vous à vos sensations…

Le microclimat, c’est le climat qui règne dans une zone restreinte, mais c’est aussi l’agrément d’un lieu, le soleil sur la peau ou… le vent dans les cheveux. Imaginons le parcours comme si vous partiez de Rouen, montiez sur le plateau par un coteau, passiez dans la forêt, puis redescendiez plus loin dans la vallée de la Seine.

En ville : il fait bon, avec en moyenne 1 à 2 °G de plus que dans la campagne avoisinante. Get « ilôt de chaleur * nous transporte brutalement à la latitude de Bordeaux.

Le lilas, par exemple, fleurit une bonne semaine plus tôt ! Et on rencontre des plantes « thermophiles » comme l’ai-lante, un arbre exotique.

Les causes de ce réchauffement ? En hiver, il y a le chauffage des logements. D’autre part, les bâtiments servent de brise-vent et de « piège » pour le rayonnement solaire. L’atmosphère polluée par les poussières issues des cheminées et des pots d’échappement crée un effet de serre, reproduisant à petite échelle ce que l’on observe actuellement sur l’ensemble de la planète.

En coteau bien exposé : du fait de l’inclinaison du terrain, chaque mètre carré reçoit davantage de rayonnement solaire que la même surface disposée horizontalement. Là encore, il fait chaud. Par endroit, la flore et la faune sont quasi méditerranéennes ! Lézard vert et mante religieuse évoluent parmi les frênes à fleurs, les centrantes et les hélian-thèmes. La vigne était cultivée autrefois…

Sur le plateau, en plaine : ça se rafraîchit !
L’altitude (eh oui !) se fait sentir :
150 mètres de dénivellation, cela représente presque 1 °C en moins. Comme si l’on passait brutalement de Haute-Normandie en Belgique !
En hiver, la neige fond plus lentement que dans les vallées.
Et au printemps, les floraisons y débutent avec une à trois semaines de retard. Le vent, ne rencontrant aucun obstacle, est quasi permanent.

S’il provoque une sensation de froid, il a au moins un effet bénéfique : au printemps, lorsque le gel menace il empêche l’air glacial de stagner et réduit ainsi les dégâts sur les fleurs d’arbres fruitiers.

De même, il prévient la formation de brouillards, ce qui augmente l’ensoleillement. On disait autrefois dans la région de Rouen que l’air des plateaux était plus sain que celui de la vallée, et qu’il était bon d’y envoyer les malades en cure !

Aux abords des forêts : il fait plus frais. L’évapotranspiration5 importante des arbres provoque une élévation de l’humidité de l’air et un accroissement local des pluies (1 à 10 %).

En vallée : la faible altitude et la réflexion du rayonnement solaire sur les coteaux donnent une température en moyenne plus élevée que sur les plateaux avoisinants, avec toutefois des contrastes plus marqués.

Au printemps, l’air froid a tendance à s’accumuler dans les fonds, augmentant les risques de gel sur les cultures.

Ce phénomène, couplé à la présence de cours d’eau et de plans d’eau, aboutit fréquemment à la formation de brouillards tenaces. Malgré tout, la végétation est plus précoce dans les vallées que sur les plateaux.

Les à-coups du cycle de l’eau

Soit il y a trop d’eau, soit il n’y en a pas assez ! Jardiniers et agriculteurs sont rarement satisfaits. C’est bien la preuve que la gestion de cette précieuse ressource est un des principaux enjeux de la survie de l’humanité.

La vie sur la planète Terre est née dans l’eau.

Et l’eau est indispensable à la vie. Au jardin, comme dans n’importe quel autre milieu, la stratégie des êtres vivants va consister à tirer le meilleur parti de l’eau disponible. Or, tout les jardiniers et tous les paysans le savent : soit il y a trop d’eau, soit… il n’y en a pas assez.

En Haute-Normandie comme dans le Sahel ou le delta du Gange, l’homme est condamné à gérer cet état de fait. C’est au niveau du sol que se concrétise l’excès ou la pénurie d’eau. En effet, le sol reçoit les précipitations et en stocke une partie. Il fonctionne comme une éponge grâce à ses composants colloïdaux : l’humus et les argiles.
D’autre part, c’est du sol que l’eau repart vers l’atmosphère. Frappant la surface, les rayons du soleil provoquent l’évaporation de l’eau. Les plantes participent au phénomène d’« évapotranspiration » en puisant l’eau grâce à leurs racines, puis en transpirant au niveau des feuilles.

Verts pâturages ou… « paillassons »
Sécheresse ? Humidité ? Cela dépend, bien sûr, des quantités d’eau qui sortent du sol ou qui y rentrent. Située sous climat océanique, notre région connaît une pluviosité plutôt élevée et relativement bien étalée sur l’année. Du moins en moyenne… Car on observe des disparités assez grandes:

Bolbec, par exemple, reçoit deux fois plus d’eau que certaines localités du sud de l’Eure. D’autre part, il y a des années où il pleut beaucoup , 1981, notamment , et d’autres, comme 1976, 1989 et 1990,  qui connaissent un grand déficit pluviomé-trique.
En année moyenne, nos précipitations estivales relativement élevées n’ont aucune peine à contrebalancer une évapotranspiration plutôt modeste du fait de ¡’ensoleillement réduit.

En juillet, les sols haut-normands nont habituellement perdu que la moitié de leurs réserves d’humidité, alors qu’au même moment dans le Midi, la terre arable ne contient pratiquement plus d’eau. Mais cet équilibre est fragile : en année déficitaire en eau, donc plutôt ensoleillée, nos verts pâturages normands peuvent se transformer en véritables paillassons… Une année sur cinq, au 31 août, nos terres n’offrent plus que 10 à 20 % de leur capacité.

Humus, haie, citerne
Une sécheresse est l’occasion de prendre conscience du bien-fondé d’une gestion de la terre « en bon père de famille ».
Celle-ci comprend l’entretien d’un niveau élevé du stock d’humus, mais aussi la plantation de haies.
Ces dernières évaporent de l’ordre de 3 mJ d’eau par mètre linéaire et par an, mais elles augmentent la rétention en eau du sol et, en ralentissant le vent, diminuent l’évapotranspiration.

Globalement, elles économisent de l’eau.

L’excès de précipitations empêche tout travail de la terre et favorise les maladies. Il est au moins l’occasion d’observer le comportement du sol. Si celui-ci conserve une structure poreuse, il permet l’infiltration de l’eau et un « ressuyage » rapide permettant de jardiner. C’est le cas lorsque le sol est suffisamment riche en humus et s’il est couvert par paillage ou engazonne-ment. Le sol nu se colmate très vite.

L’eau ruisselle alors en surface, d’où l’importance des fossés qui la canalisent. Tout jardin digne de ce nom possède sa réserve d’eau, du simple fût recueillant l’eau de pluie à la véritable citerne.

La toiture d’un bâtiment de 100 m2 au sol reçoit en moyenne à Rouen 80 mi d’eau. Récupéré et stocké, ce volume permet de remplir une cinquantaine d’arrosoirs par jour pendant toute la belle saison, soit plus qu’il n’en faut pour un jardin ordinaire.


Le jardin est sensible à la sécheresse parce qu’il abrite nombre de plantes à enracinement superficiel, qui n’ont pas accès aux réserves d’eau du sous-sol : graminées de la pelouse, cultures potagères et fleurs annuelles.
En revanche, les arbres et les arbustes sont beaucoup plus résistants au manque de précipitations — sauf dans les premières années de leur vie — du fait de leur enracinement profond.

Le sol, station d’épuration

Vous et votre famille rejetez des eaux « usées », autrement dit sales : eaux grises (évier, douche…) et eaux-vannes (fosse septique).
Gela fait partie du cycle de l’eau. Depuis les origines, la nature salit l’eau par les déjections animales, la chute des feuilles mortes, les particules de terre issues de l’érosion, etc. Elle assure ensuite son épuration : décantation dans les cours d’eau, « digestion » par les micro-organismes présents dans le sol et dans l’eau, oxydation par l’air, évaporation puis condensation en pluie, etc.
A moins que votre domicile ne soit raccordé à un réseau d’égouts, aboutissant lui-mcme à une station d’épuration, vos eaux usées partent donc… dans le jardin. Si le terrain est très poreux (craie fissurée ou sable) et que les eaux usées s’écoulent dans un simple trou (puisard), vos eaux usées vont rejoindre les eaux souterraines et les polluer.

En terrain moins perméable (limon des plateaux, argile à silex), elles vont être filtrées plus efficacement, mais leur évacuation va être moins facile.
La loi (règlement sanitaire départemental) impose à chacun d’assurer l’assainissement de ses eaux usées.
Le « plateau absorbant » , un des systèmes appropriés, utilise le pouvoir évaporant des plantes, celles-ci absorbant également certaines substances polluantes comme les nitrates et les phosphates. L’« épandage souterrain », quant à lui, tire parti du pouvoir épurateur du sol, et facilite l’infiltration. Certaines petites collectivités épurent leurs eaux usées grâce à un système de mares : c’est le lagunage.

Au Revoir

La nature recycle ses déchets

« Ce qui vient de la ^ terre doit retourner à la terre. »

L’ancien adage des paysans et des jardiniers est toujours d’actualité !
Et pour cause : il en appelle à l’une des grandes lois de la nature, qui veut que pour que la vie renaisse, tout déchet végétal ou animal doit rentrer dans le cycle.”

Devinette : quel lien existe-t-il entre le Sahara, les chenilles qui dévorent les choux dans votre jardin et les sacs plastique pleins de tontes de gazon qui envahissent les trottoirs des zones périurbaines le lundi matin ?

Réponse : le grand cycle de la vie, qui traverse aussi bien le cœur de l’Afrique que nos banlieues pavillonnaires, ou le moindre jardinet de campagne. Un grand cycle qui est, en fait, la combinaison des cycles propres aux éléments chimiques composant les êtres vivants : le carbone , élément chimique caractéristique de toute forme de vie sur Terre , mais aussi l’azote, le phosphore, l’oxygène, etc.

Mais prenons la vie à son début — ou du moins à ce qui nous semble être son début : une graine qui germe dans la terre. Les feuilles se déploient, puisant dans l’air, sous forme de gaz carbonique, le carbone nécessaire à l’élaboration de la cellulose et autres matériaux entrant dans l’édifice végétal.

Une chaîne alimentaire

Simultanément, les racines s’enfoncent clans le sol, y puisant l’eau et tous les minéraux (phosphore, potassium, magnésium, calcium, etc.) dont les plantes se nourrissent.
Le grand moteur du cycle, c’est la chlorophylle, le pigment propre à toutes les plantes vertes. Une molécule miracle qui fonctionne à l’énergie solaire. Cette même énergie actionne également la pompe qui fait circuler dans la plante les sucs nourriciers.
Les plantes vertes sont à la hase de la richesse biologique, au jardin comme n’importe où sur la terre. Pour vous en convaincre, observez de près ce qui se passe sur un mètre carré de votre potager, par exemple là où vous avez semé des carottes.
Les graines germent, les jeunes carottes se développent, fabriquant ce que les écologues appellent une biomasse végétale. Au bout de trois à quatre mois, les carottes sont bonnes à récolter : la biomasse végétale est à son maximum. Elle se compose approximativement de trois kilos de racines et de trois kilos de fanes.

C’est le premier maillon d’une bellechaine alimenaire.

La “production primaire” de la carotte va a servir de pâture à quelques herbivores, qualifiés para les scientifiques de “consommateurs”: vous, bien sûr, en tant que jardinier, qui allez déguster l’essentiel des trois kilos de racines bien juteuses. Mais aussi la chenille de machaon, occupée à dévorer les fanes, la larve de mouche de la carotte, qui creuse des galeries dans la racine, ou encore le campagnol rongeant cette dernière.

Homme et animaux phytophages tirent la plus grande partie de leur énergie vitale des composés carbonés constituant l’essentiel de la biomasse végétale. Certains de ces consommateurs seront à leur tour mangés par d’autres, qualifiés de prédateurs : hirondelle pour le machaon ou la mouche de la carotte, chouette pour le campagnol, etc.

Les fanes et racines non consommées ne sont pas perdues pour tout le monde : tout un peuple de « décomposeurs » les attend en sous-sol, comprenant des insectes, mollusques, cloportes, mille-pattes, vers, bactéries, champignons microscopiques, etc.

Ces mêmes décomposeurs assurent le retour à la terre des cadavres des consommateurs. Plus précisément, après les avoir déchiquetés en menus morceaux, ils les digèrent pour y puiser de l’énergie, et les restituent sous la forme de composés divers. Quelques uns, de nature minérale, comme les nitrates ou les phosphates, servent directement d’aliments aux plantes. D’autres , des composés organiques , forment l’humus, cette substance riche en carbone qui donne sa couleur noire à la bonne terre de jardin.


Retour à la terre

Gomme la chlorophylle évoquée plus haut, l’humus fait des miracles. Véritable éponge, il emmagasine l’eau et les éléments nutritifs. C’evSt donc un facteur de fertilité.

Comme du ciment, il soude et divise à la fois les particules d’argile, limon et sable du sol, permettant à l’air et à l’eau de circuler, et à la vie tellurique de s’épanouir.

Gomme un capteur solaire, il reçoit le précieux rayonnement permettant à la terre de se réchauffer. Bref, sans humus il n’v aurait pas de jardinage possible, ni d’agriculture, ni même de vie sur la terre ferme.

Au Sahara, comme dans les autres déserts, il n’v a pas , ou plus , d’humus… Voilà bouclé le cycle de la vie.
Et nous voilà revenus à notre préambule ! La chenille dévoreuse de chou est un consommateur parmi d’autres. Le cas du sac plastique rempli de tontes de gazon mérite qu’on s’y arrête : que fait dans un sac cette biomasse de feuilles de graminées qui normalement devrait faire les délices des escargots, moutons, etc., ou bien encore se décomposer tranquillement sur le sol ?

Réponse : ces feuilles sont des « déchets verts ». L’urbanisation, le développement des pelouses et des plantations d’arbustes autour des pavillons, ont changé les pratiques de nombreux jardiniers.

Ces derniers n’assurent plus, comme autrefois, le « retour à la terre » de la biomasse produite par leur jardin. Ils comptent sur les collectivités locales pour assurer l’élimination de ce qui était à l’origine une ressource et non pas un déchet. Heureusement, la collecte des « déchets verts » débouche de plus en plus souvent sur le compostage à grande échelle.

Et donc à un retour à la terre…

L’arbre, mèmoire vivante.

Devinette: qu’est-ce qui caractérise l’arbre en tant qu’être vivant, en dehors de sa grande taille et du fait qu’il possède un tronc, des branches et une écorce ? Réponse : sa durée de vie. Dans la plupart des cas, il survit à celui qui l’a planté. En Haute-Normandie, les plus vieux sujets — comme, par exemple, les célèbres ifs de Routot — auraient quinze siècles !

 

Une mémoire vivante

 

Première conséquence de cette longévité : l’arbre est un élément quasi permanent du paysage, auquel il donne son identité. Que serait notre région sans hêtres ni pom­miers ? ! En conséquence, l’arbre a l’obligation d’être parfaitement adapté au sol et au climat, sous peine de dépérir rapidement. La pré­sence de telle ou telle espèce est donc une signature du milieu. Le châtaignier — essence calcifuge — signale que le sol est acide. En revanche, là où pousse en abondance le frêne, le sol est neutre, voire calcaire. L’adéquation au climat local n’est pas moins rigoureuse.

 

Le facteur déterminant est en l’occurrence la résistance aux plus basses températures (rusticité). Si les essences locales possèdent, par défini­tion, la rusticité nécessaire à leur survie, ce n’est pas tou­jours le cas des arbres exo­tiques (tableau).

Autre conséquence de la longue durée de vie de l’arbre : il est une mémoire vivante du lieu où il poussée.

Témoin de l’histoire, comme le célèbre chêne d’Allouville. Mais aussi véritable enregis­trement du climat. Regardez une coupe de tronc : chaque cerne correspond à une sai­son de croissance. Plus le cerne est large et plus la croissance a été active. L’examen des séquences de cernes — dendrochronologie (du grec dendros, « arbre » et chronos, « temps ») — est un outil pour les historiens.

L’arbre menacé ?

Tout le monde aime les arbres. Les poètes les chan­tent. Le moindre abattage en ville provoque l’indignation de la population. Nombre d’actions de sensibilisation de la jeunesse à l’écologie reposent sur des plantations d’arbres. Tout se passe comme si les arbres devaient être défendus.

Certes, ils ont à souffrir nombre de fléaux :

pullulations de chenilles ravageuses, sécheresses, verglas,

tempêtes…Pourtant, il n’y a jamais eu autant d’arbres dans notre pays ! Clé de ce paradoxe : la forêt cache par­fois… les arbres. Il est vrai que la forêt recule à l’échelle de la planète, au rythme de onze millions d’hectares per­dus chaque année.

 

 

Mais, dans les pays dévelop­pés, les surfaces boisées sont en augmentation. Il s’agit alors le plus souvent de sapi­nières de Douglas, de futaies de hêtres, voire de peuple- raies ou autres plantations denses d’une seule essence, dont l’impact paysager et écologique est discutable. En revanche, certains arbres sont réellement menacés : ce son les arbres « champêtres ».

Le frêne ou le vieux poirier qui marque le coin d’un champ, les pommiers à cidre en haute tige, les noyers iso­lés, ainsi que tous ceux qui constituent les haies boca- gères et les bosquets. Non rentables, ils font les frais de la modernisation de l’agricul­ture. C’est ainsi que nos fameux prés-vergers de pom­miers ont régressé de 60 300 à 48 900 hectares entre 1982 et 1990. Et notre région a perdu la moitié de ses haies entre les deux inventaires forestiers de 1980 et 1990.

 

Tous ces arbres jouaient r pourtant un rôle éco­logique essentiel : qualité du paysages, piège à pous­sières, habi­tat pour la faune, brise-vent, « piège à rosée », drainage, fixation de la terre, production de bio­masse et d’humus par assimi­lation chlorophyllienne du gaz carbonique, etc.

 

Veuillez visiter ce site Web

 

http://www.arbres.org/

 

Au Revoir