Comment planter et cultiver le bambou.

bambou

Contrairement à la croyance populaire, les plantes de bambou ne sont pas limités aux forêts ou des zones urbaines, ce qui est la raison pour laquelle nous pouvons cultiver et planter le bambou dans votre jardin.
Les plantes de bambou poussent vite et sont bien adaptées pour un jardin et elles peuvent même être plantées par un jardinier inexpérimenté.
Un autre mythe commun à propos de la plante de bambou est qu’il est un arbre, mais en fait est un type d’herbe.
Comme l’herbe, les plantes de bambou peuvent également être hors contrôle.
Toutefois, si vous prenez soin correctement de cette plante, sa croissance ne dérange pas du tout et peut ajouter une touche tropicale à votre domicile.
Les applications industrielles du Bamboo sont variées:

Construction de clôtures inspirés par des techniques japonaises, comparables au cèdre.

Le deuxième marché par ordre d’importance est celle des meubles et ustensiles de ménage, de la vaisselle aux meubles tels que les chaises et les tables.

Palettes de bambou sont également comparables à des planchers de bois typiques en termes d’installation et de finition.

À l’heure actuelle sont les oreillers en bambou à la mode.

 

Types de plantes de bambou

Bambou

Avant de décider de planter le bambou dans votre jardin, vous devez identifier le type de bambou que vous allez utiliser, puisque vous pouvez choisir une variété trop envahissante et pourrait envahir le reste de votre jardin.

Les noms botaniques des plantes de bambou peuvent être source de confusion, en particulier parce qu’ils ont tendance à varier d’un endroit à l’autre.
La meilleure façon de comprendre les types de plantes de bambou c’est de les regroupées en deux catégories de base: l’agglutination et l’exécution.

Bambou d’Agglutination:

Les plantes de bambou d’agglutination sont les mieux adaptées pour un jardin à la maison parce qu’elles ne sont pas très invasives.

Ces plantes poussent environ 5 centimètres chaque année dû à la structure de la racine limitée, de sorte qu’elles n’envahiront pas votre jardin.

Bambou D’exécution de:

Les plantes de bambou d’exécution, d’autre part, sont très invasives et elles ne sont pas un bon choix pour les cultiver dans votre jardin.
Ces plantes peuvent envahir tout votre jardin dans un temps très court et même endommager vos autres plantes.
Le choix de la plante du bambou la plus appropriée pour votre jardin dépendra en grande partie du climat de votre région.

Assurez-vous comment grandira la plante et ses besoins, ainsi que d’autres caractéristiques nécessaires pour sa bonne croissance.

La plantation de bambou dans le jardin.

Rappelez-vous que vous pouvez planter votre bambou dans des pots et des jardinières.
Une fois que vous avez choisi le type de bambou pour votre jardin, voici quelques conseils pour vous aider avec votre plantation.
• Si vous voulez planter le bambou à l’intérieur de votre maison, le bambou d’agglutination c’est le meilleur choix, car ils poussent bien et lentement. Assurez-vous de choisir un pot assez grand pour accueillir la plante de bambou pendant sa croissance.


• Si la plantation de bambou est à l’extérieur, vous devez vous assurer de planter environ 5 centimètres au-dessous du sol. Puisque la plante grandira, un trou d’environ deux fois le diamètre de dimension actuelle de la boule de racine de la plante.


• Vous pouvez mettre une barrière autour de la plante de bambou pour la garder sous contrôle et être sûr de ne pas envahir vos autres plantes que vous avez autour.


• Il est également important de préparer le terrain pour vous assurer qu’il est fertile et bien drainé, parce que les plantes de bambou ne poussent pas bien dans les sols secs. Les sols avec une certaine acidité sont très appropriés.


• les plantes de bambou nécessitent une bonne quantité de soleil et de la pluie. Ils ne nécessitent pas beaucoup de lumière pour se développer et elles peuvent le faire à l’ombre partielle. Bien que l’étape de maturation aura pas besoin de beaucoup d’eau, à la croissance vous devez les arroser abondamment.

bambou

Si vous avez votre plante de bambou à l’intérieur de votre maison, assurez-vous de l’arroser tous les jours. Une fois que vos plantes de bambou s’habituent aux intempéries, vous pouvez réduire la quantité d’arrosage par semaine.
Comme vous pouvez voir, la culture du bambou est facile, même pour les jardiniers les plus inexpérimentés.
Cependant, vous devez garder à l’esprit que les plantes de bambou produisent de nouvelles pousses chaque année, vous devez donc contrôler à la fois la densité de ces nouveaux foyers ainsi comme l’invasion qui peuvent avoir sur les plantes que vous avez autour de votre plantation.

J’espère que vous avez apprécié l’article. À bientôt

Au rythme des saisons

 

Drôle de temps, vous ne trouvez pas ? Y’a plus de saisons ! De quoi parlerait-on entre voisins, s’il n’y avait la pluie et le beau temps ? C’est que, malgré sa banalité, le sujet est d’impor­tance : depuis l’aube de l’humanité, les saisons règlent toutes nos activités en faisant varier l’ensoleillement, la température, les précipita­tions, etC.

En dépit des efforts de l’humanité pour s’affranchir des conditions climatiques, le temps qu’il fait a encore le droit de vie et de mort sur nos cultures. Il provoque des catastrophes (tornades, inondations, verglas…).

II peut aussi nous procurer une intense sensation de bien-être : l’air frais du petit matin, la douceur d’une soi­rée, l’apaisement d’après orage…

« Bon navet se sème en juillet »

Le jardin est l’un des lieux privilégiés où l’on retrouve cette relation primitive au temps qu’il fait, et même au temps tout court.

Toute lactivite du jardinier es rythmee par deux grandes metronomes, le soleil et la terre, maitres des saisons.

La partition s’enrichit meme, pour certains virtuoses du jardin, d’une porte supplementaire : taire : celle correspondant aux mouvements de la lune, censés régler les mécanismes de la végétation.

A l’image des mouvements de la terre, du soleil et de la lune, le temps du jardinier, comme celui du paysan, est cyclique.

A la semence succède la plante et son fruit, puis une autre semence. L’humus issu de la décomposition des cadavres végétaux est une promesse de renaissance.

Le début et la fin se confon­dent. Dans un tel temps, l’ennui n’existe pas.

En revanche, le temps du citadin est linéaire, et donne davantage de prise au doute. Les travaux du jardin doivent être faits en temps et heure.

D’où l’utilité des dictons :

« A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine », « Bon navet se sème en juillet », etc. Avec eux, la tradition orale avait inventé d’excel­lents moyens mnémotech­niques ! Et les almanachs, done!

Qu’ils soient basés sur la lune ou les constellations, sur des présages ésotériques, ou autre chose encore, fina­lement, le plus important était qu’ils indiquaient aux jardiniers ce qu’ils devaient faire tel ou tel jour. Un jardi­nier ne doit pas douter : il respecte un cycle immuable. La preuve, on publie toujours beaucoup d’almanachs pour les jardiniers.

« Accidents » climatiques

Depuis l’avènement des sta­tistiques et le développement des réseaux de stations météorologiques, nous avons une vision objective de notre climat. Nous savons que l’ap­partenance à un climat frais et humide n’exclut pas qu’il puisse faire très sec ou très froid.

Il y a, d’une part, le cli­mat moyen de la région, fruit d’un calcul statistique : telle température en moyenne sur l’année, tant de millimètres de précipitations, tant de jours de gel, etc.

Tout ce qui fait que la Haute-Normandie se rattache nettement au cli­mat dit « océanique », carac­térisé par des amplitudes de température relativement faibles en moyenne, des étés frais, des hivers modérément froids, une pluviométrie bien répartie et plutôt abondante. Ces moyennes sont calculées sur un grand nombre d’an­nées.

D’autre part, il y a les « acci­dents » climatiques, qui s’écartent nettement de la moyenne sans être pour autant véritablement anor­maux. Dans les dernières décennies, les principaux exemples en sont, d’une part, les sécheresses de 1976, 1989-90 et 1996-97, et, d’autre part, le froid excep­tionnel de janvier-février 1985.

Ce qui nous fait dire parfois qu’ « il n’y a plus de saisons », c’est que la mémoire humai­ne n’est pas un instrument de mesure fidèle, et que… le climat change vraiment. Les spécialistes ont mis en évidence différents cycles.

Un des plus connus est le cycle de 11 ans, calqué sur les éruptions solaires, qui voit alterner, en moyenne tous les cinq ans et demi, périodes relativement chaudes et périodes relative­ment froides. Et puis se gref­fe là-dessus la fameuse hypo­thèse du réchauffement glo­bal, lié aux dégagements croissants de « gaz à effet de serre », (pie rien ne vient infirmer pour l’instant : il est question d’une « fourchette » de 1,5 à 4,5 “G en plus d’ici à 2030. De quoi transformer le climat de la Haute- Normandie et… élargir la gamme de ce qui pousse dans les jardins. A quand le retour de la vigne sur nos coteaux ?

Plus information:

https://www.jardinetsaisons.fr/blog

Au Revoir

 

 

 

 

Les  chemins détournés de la pollution

 

Nitrates, polychlorobiphényles, lindane, plomb, cad­mium, cuivre, particules de PVC, éléments radioactifs, etc. ne représentent qu’un échantillon des contaminants qu’il est possible de détecter dans le moindre carré de ver­dure, même éloigne des usines, villes, routes à grande circulation. Le jardin reçoit la même pollution diffuse que n’importe quelle autre parcelle d’une région donnée. Et il engendre lui-même une pollution dès que le jardinier traite, fertilise, tond la pelou­se…

Pas de panique, cependant !

Il y a pollution et… pollu­tion. Toute vie engendre des déchets plus ou moins nocifs, ne serait-ce que des déjec­tions ou du gaz carbonique, et toute activité humaine entraîne un minimum de pol­lution. Comme nous le ver­rons plus loin, la nature a « prévu » des moyens pour éliminer cette pollution. Mais le problème, c’est que l’homme invente sans cesse de nouvelles manières de polluer.

Trop de nitrates

Prenez l’exemple des nitrates. Il y en a toujours eu dans la nature, puisque ces com­posés sont les principaux aliments azotés des plantes. Ils arrivent avec les pluies d’orage, sont fabriqués à partir de l’azote de l’air par les plantes de la famille des Légumineuses, et sont issus de la décomposition naturelle des déchets orga­niques. On les a considérés comme des polluants à partir du moment où il y en a eu de trop. Trop dans les légumes gorgés d’engrais. Trop dans l’eau, car trop dans les sols bourrés des mêmes engrais.

Les conséquences de ce « trop » sont difficiles à mesurer, mais on suspecte l’excès chronique de nitrates de favoriser l’apparition du cancer. Chez les nourris­sons, les nitrates, et leurs dérivés les nitrites, présents dans les aliments, peuvent provoquer une pathologie grave : la méthémoglobiné­mie. Sans oublier l’impact des nitrates sur les milieux aquatiques, notamment la prolifération d’algues vertes, qui profitent de cet enrichis­sement de l’eau (eutrophisa­tion). Résultat : les nitrates sont devenus un des enjeux majeurs de la qualité de l’eau.

Biodégradation et accumulation

Notre génie créatif à fait naître des produits totale­ment nouveaux, souvent très utiles, mais qui sont devenus autant de polluants en plus : pesticides chimiques de syn­thèse, plastiques, etc.

Les molécules sont tellement nombreuses et variées qu’il est impossible de prévoir toutes les conséquences de leur utilisation sur la santé humaine et sur l’environne­ment ! Certaines sont inof­fensives, d’autres sont des poisons qui, même à faible dose, perturbent la reproduc­tion des organismes aqua­tiques, détruisent la micro­faune du sol, ou bien encore provoquent des mutations génétiques et des malforma­tions congénitales chez les animaux, ou des cancers chez l’être humain.

Par exemple, le thiophanate méthyl et le bénomyl, deux produits proposés aux jardiniers pour lutter contre les maladies des plantes, ont pour effet d’inhiber l’acti­vité bénéfique des vers, et môme, à dose plus forte, de les tuer.

Une fois libérées dans l’envi­ronnement, les substances polluantes sont nombreuses à transiter par le sol du jar­din. Celui-ci assume alors tant bien que mal la mission de « station de retraitement » qui lui est imposée. Grâce aux innombrables micro- organismes quelle renferme, la terre assure la biodégrada­tion de molécules d’insecti­cides, herbicides, etc.

Au mieux, elle rend à la nature des composés simples et inoffensifs comme le gaz carbonique ou les phosphates. Au pire, la biodégradation est très lente, voire nulle, et les composés nocifs s’ac­cumulent. Après l’accident de Tchernobyl, par exemple, on a vu du thym et des champignons se bourrer de césium radioactif arrivé dans le sol via la pluie… et quasi indestructible.

Au jardin, ce sont les vers de terre, de par leur façon de s’alimenter, qui concen­trent le plus de poisons.

S’ils survivent, ils contami­nent à leur tour les musa­raignes et les merles qui se nourrissent d’eux, et plus encore les carnivores et rapaces qui sont leurs préda­teurs. Cette bioaccumulation des polluants a des répercus­sions néfastes sur les ani­maux qui sont en bout de chaîne alimentaire. Et, juste­ment, l’homme fait partie de cette catégorie…

 

 

 

 

 

 

Espèces indigènes, espèces exotiques.

A l’intérieur d’un même pays comme la France, la même espèce végétale peut être à la fois indigène et exo­tique. Prenez le laurier-tin, un arbuste ornemental. On le trouve à l’état sauvage dans notre zone méditerranéenne (où il est donc indigène), mais vous le rencontrerez également à Rouen… dans les jardins (où il fait donc figure d’exotique). Les êtres vivants ignorent les fron­tières des hommes ! Certains s’adaptent même au point de faire figure d’indigènes.

Le châtaignier, par exemple, pousse dans les forêts nor­mandes. Sous ses faux airs de plante indigène, c’est en réalité une exotique dont le véritable berceau est l’Asie mineure. Sa propagation, très ancienne, est le fait de l’hom­me. On parle alors d’espèce « naturalisée » ou « subspon­tanée ».

Agressivité écologique

 

Cette naturalisation est pos­sible si l’espèce retrouve des conditions écologiques ana­logues à celles de son aire d’origine. C’est le cas du lilas (d’Europe du Sud-Est et d’Asie occidentale) sur nos pentes crayeuses. D’autres plantes se naturalisent facilement ´grâce à leur « plasticité », voire leur « agressivité », écologique couplée à l’absence de leurs ennemis naturels. L’exemple type en est, chez nous, Polygonum cuspidatum, une renouée introduite d’Extrême-Orient vers 1825. Elle se propage toute seule grâce à ses rhizomes traçants.

Naturalisées, les plantes exotiques peuvent prendre la place d’espèces indigènes. Leur intérêt écologique est moindre que celui des espèces locales. Alors que ces dernières possèdent un « cortège faunistique » de plusieurs dizaines d’espèces animales se nour­rissant d’elles, cela n’est pas le cas des exotiques, dont le « cortège » est resté dans le pays d’origine. Cela dit, nombre de plantes exotiques se révèlent, par exemple, de bonnes sources de nectar pour les abeilles ou les papillons : citons la phacélie et le buddleia.

Le brassage des êtres vivants a provoqué dans le passé nombre de catastrophes humaines, écologiques et économiques. Rappelez-vous le doryphore, qui était can­tonné au Colorado avant qu’il ne lui prenne l’idée de coloniser l’Ancien Monde à la suite de son aliment préféré, la pomme de terre (elle aussi originaire d’Amérique).

C’est un champignon micro­scopique d’origine américai­ne qui a rayé de la carte, au cours des dernières décen­nies, les ormes de nos haies. 11 avait traversé l’Atlantique, pense-t-on, dans une grume de bois.

Plus récemment, une algue exotique a défrayé la chro­nique. Caulerpa taxifolia envahit la Méditerranée, mais sait-on que Sargassum muticum, une algue d’origine japonaise fait de môme sur nos côtes normandes?

Quant à la tortue de Floride, animal d’aquarium originaire d’outre-Atlantique, elle hante à présent de nombreux plans d’eau et rivières de chez nous. La cause : des aquariophiles inconséquents, la trou­vant encombrante, l’y ont tout simplement relâchée massivement. La belle améri­caine, très à l’aise, concurrence maintenant la faune aquatique autochtone. Le jardin a toujours été un lieu de rendez-vous pour la flore du monde entier. Maïs, haricot, tomate, dahlia, zinnia, pomme de terre, liquidambar, etc. sont améri­cains d’origine.

L’Extrême- Orient nous a donné entre autres le pêcher, le ginkgo, la glycine, l’Asie occidentale la vigne, le cognassier, l’aman­dier, l’Afrique du Sud le pélargonium et le gerbera. Amusez-vous maintenant à recenser les plantes culti­vées dans votre jardin et à rechercher leur origine géo­graphique. Et essayez de vous imaginer ce que serait votre petit domaine si toutes ces espèces étaient restées sagement chez elles !

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Apprendre à regarder le paysage

 

Paysage… Un mot unique pour désigner une réalité multiple et changeante :

» Le paysage rural tradition­nel : vergers de la vallée de la Seine, semi-bocage du (tournois, cours masures du pays de Caux, forêt de Lyons…

  • Le nouveau paysage rural : champs de colza, ensilages, parcelles en jachère, lotisse­ments…
  • Le paysage urbain et indus­triel, avec ses aspects anciens eu modernes petites rues du centre-ville de Rouen, raffineries de Gonfreville, terrains vagues, échangeurs routiers…
  • Les paysages naturels : falaises de la vallée de la Seine et du littoral.
  • Et. bien sûr, le paysage des Jardins : parcs de châteaux, jardins ouvriers, jardins

de pavillons, etc.

Touriste, habitant, naturalis­te, aménageur, artiste, jardi­nier… Chacun a sa propre perception du paysage. L’un voit l’espace et le relief, d’autres le tableau, le site pit­toresque de carte postale, l’écosystème, on bien encore la beauté des plantes.

Une fois de plus, le jardin peut nous aider !i ouvrir les yeux. S’il est visible de l’exté­rieur, il appartient aussi à celui ou celle qui le regarde Ce petit domaine s’intégré dans un paysage qui est un bien culturel commun.

Or le jardinier est par défini­tion le maître d’œuvre du paysage de son jardin.

C’est lui qui plante ou abat, construit ou démolit. Selon sa fantaisie, parfois avec pleine subjectivité !

En l’absence de règles, y a-t-il dans le paysage des valeurs a défendre? Faut-il protéger les vestiges paysagers du passé ? Ou bien au contraire ne pas hésiter à innover, quitte à faire table ruse. Que de questions, qui n’appellent pas de réponses toutes faites, lourde responsabilité que celle des jardiniers, comme des agriculteurs, urbanistes et aménageurs de tout poil! Alors, de faire de notre pay­sage un musée : les haies « comme autrefois » les arbres « traditionnels », etc.

Mais ce serait méconnaitre que le paysage évolue nécessairement, car il est à la croisée du milieu naturel f-t des exigences des hommes pour assurer leur subsistance.

Le paysan de jadis, bien qu’ayant créé la belle cam­pagne que nous apprécions maintenant, n’avait guère d’exigences paysagères. Il a façonné l’espace en fonction des matériaux et végétaux disponibles, de ses moyens financiers et autres contin­gences matérielles.

 

L’aspect des campagnes actuelles n’est pas plus, pour l’essen­tiel, issu d’une démarche paysagère : l’extension de la jachère, par exemple, est le fruit de la Politique agricole commune, et la disparition des prairies au profit des champs de maïs ou de colza répond à des impératifs éco­nomiques.

S’ouvrir sur l’innovation

Puisque le jardinier est un acteur obligé du paysage, qu’il se comporte en véri­table jardinier ! Qu’il aiguise sa sensibilité paysagère en observant l’environnement immédiat — le jardin des voisins, la campagne ou la ville environnante, mais aussi les « beaux jardins » de la région. Une façon de se créer des références. La lec­ture du paysage est un exer­cice passionnant: quels sont les arbustes composant cette haie champêtre ?

Qu’est-ce qui me semble beau ? Où est l’erreur ? A quelle néces­sité correspond tel élément du paysage ? Etc. Tout pay­sage — même le plus laid — a quelque chose à raconter.

Le jardinier peut également s’adonner à une discipline aussi vieille que le jardinage : l’imitation. Humble, il prendra le meilleur dans l’œuvre paysagère de ses pré­décesseurs. La plus modeste scène champêtre est source d’inspiration, tout comme vaut d’être copié le choix des végétaux dans tel ou tel parc contemporain.

Ce qui n’empêche nullement d’exprimer sa personnalité, de se montrer créatif.

Car c’est un devoir que de s’ouvrir sur l’innovation. Idées, plantes… Les der­nières années ont vu vérita­blement exploser le marché des végétaux : les gammes de plantes vivaces et d’arbustes se sont enrichies de dizaines d’espèces et de variétés qui sont autant d’opportunités de faire évoluer le paysage. Cela ne s’était pas produit depuis plus d’un siècle !

Il était temps de mettre un terme à la banalisation actuelle : sous la pression de la grande distribution, herbes de la pampa, lauriers-palmes et autres thuyas sont mis à toutes les sauces. Les mêmes ornements en plastique se retrouvent de Lille «à Marseille. Le gazon règne sans partage. Cet impérialis­me ne pouvait manquer d’entraîner une réaction : en maint endroit on arrache maintenant les cupressus au profit d’arbustes fleuris ou feuillus, on réveille la pelouse au moyen de fleurs « sau­vages », on crée des plans d’eau « sauvages »… Les jar­dins se mettent au diapason de ce que l’on observe sur un plan plus général avec la reconstitution ponctuelle de haies, le recreuse ment de mares, l’aménagement de friches, etc. À mesure que la ville gagne du terrain, le besoin de recréer un pay­sage « naturel » semble se faire plus pressant…

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Jardinier et citoyen

Le jardin qui éduque Se confronter au rythme immuable des saisons, à la lenteur des cycles biologiques, à la naissance de la vie. Plonger les mains dans la (erre, faire pousser des fleurs… U jardin offre aux enfanta ces expériences initiatrices. Dans une société qui s’urbanise, il reste un dos lieux les plus proches do contact physique avec la nature. Certaines écoles ont leur potager, d’autres s’illustrent par la qualité de leur fleurissement, œuvre des élèves. Un réseau de fermes pédagogiques a pris en charge la demande d’animation hors école sur le thème du jardin.

Le jardin qui insère

Le jardinage est devenu un moyen privilégié pour l’in­sertion de personnes en dif­ficulté, dans un cadre asso­ciatif ou coopératif. On ne peut pas tricher avec un jar­din. On ne peut pas non plus le négliger Le soleil et la pluie y commandent, mais le résultat est le plus souvent au bout, sous la forme de fruits, de légumes, de fleurs, de plants. Produire et vendre, c’est valorisant. Et cela per­met de gagner des sous…

Le jardin qui soigne

Personne ne niera que le jar­dinage, ou la simple contemplation d’un jardin, ail des venus apaisantes, [loue salutaires. D’anciens drogués en post-cure, comme des malades d’un centre anti- cancer, ont taie la bénéfique expérience d’un séjour au jardin dans un cadre associa­tif Ils soûl, hélas, trop peu nombreux

Le jardin qui rend plus autonome

Faire quelque chose soimême, quelle satisfaction ! Surtout quand il s’agit de taire pousser de délicieux iruits et légumes ou de belles fleurs. Il n’est jamais inutile de prendre conscien­ce du tait que l’on peut nour­rir sa familie, au moins en partie, avec ses propres pro­duits. Il suffit, pour cela, d’avoir un bout de terrain d’au moins 200 mètres car­rés, comme ceux que propo­sent, contre du loyer modique, les associations de jardinage familial.

Les écono­mies réalisées par les adeptes du potager et du verger peu­vent représenter, chaque année, l’equivalent d’un mois de salaire moyen !

Le jardin, lien entre les générations

« Dis, grand-père, pourquoi tu tais ça?  Questions et réponses, égrenées dans les allées du jardin, transmetteur les savoirs jamais écrits. Pourquoi le courant passe-t-il mieux, en général entre grand-père et petits-enfants qu’entre pere et fils ou fille ? Mystère… Kr puis le jardin est une grande fabrique de souvenirs savoureux «c odo­rants. qui font le Je la vie : parfum d’œillets mignar­dises. arôme de groseilles à maquereaux…

Où les goûterait-on, enfant, si le grand père ne falsait pas le Jardin ?

Le jardin qui rend heureux

Le paradis terrestre était un jardin… Quel autre lieu rassemble, pour un coût aussi faible, autant de bienfaits pour le corps et pour l’esprit :

plaisir des sans, exercice salutaire, grand air. produits sains et frais, ripes, médita­tion, convivialité, expression personelle, pour n’en citer que quelques-uns. Faut-il rappe­ler qu’il y a un siècle, l’abbé Lemire avait fondé les pre­miers « jardins ouvriers » pour, entre autres, détourner les hommes de la fréquenta­tion malsaine du café? Le proverbe chinois est toujours d’actualité : Si tu veux être heureux un jour, marie-toi. Si tu veux être heureux toute la vie, fais toi jardinier »

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Les termites: Une société très organisée

termites

 

A l’heure ou l’aire de répartition des termites ne cesse de s’étendre, les problèmes que posent ces redoutables insec­tes xylophages deviennent de plus en plus préoccupants Aujourd’hui, s’il n’est pas possible de les combatre sans avoir recours a des produits chimiques, on peut toutefois envisager les solutions les moins dommageables pour notre environnement Pour cela, la première chose a faire est de bien connaître son “ennemi” *

Les termites: Une société très organisée

 

Les termites sont des insectes vivants en sociétés organisées qui se nourrissent de cellulose sous toutes ses formes arbres, bois mort, bois œuvre, papier, textile et jusqu’au carton des panneaux de plâtre (“placo”) Deux des cinq especes sévissant en France sont des termites souterrains qui occasionnent de plus en plus de dégâts aux habitations. Les départements les plus concernés sont les départements des littoraux atlantique et méditerranéen, les départements pyrénéens, les départements bordant la Loire, la Garonne et le Rhône (voir carte 1). La progression vers le Nord et le Nord-Est est rapide, à tel point que les pays limitrophes ont pressé la France de réagir. Une loi appelée “loi xylophages” est ainsi entrée en application en 2000 (lire encadré).

Efficacité discrète

 Voici les caractéristiques qui vont permettre de comprendre la façon dont ces insectes se nour­rissent et se propagent ainsi que les moyens de s’en protéger.

Le nid initial des termites, appelé termitière, est généralement du bois mort au contact de la terre. Les termites ont besoin d’un sous-sol humide pour s’étendre à la recherche de cellu­lose. Les termites-ouvriers, chargés de nourrir les larves, et les soldats, protecteurs de la colonie, sont dépigmentés. Craignant la lumière, ils creu­sent leurs galeries sous terre. Toutefois, quand un obstacle infranchissable se dresse devant eux, les termites n’hésitent pas à créer des galeries-voûtes ressemblant à de fin cordonnets, sous lesquels ils pourront travailler à l’abri du rayonnement solaire. Ils pénètrent dans les maisons par les fissures ou en longeant les canalisations, où ils pourront se nourrir et s’approvisionner de façon discrète en créant des dommages importants.

Dans les départements infestés ou menacés, il faudra avant toute chose vous renseigner auprès de votre mairie. Car si une présence critique d’in­fection a été constatée dans votre commune ou dans des communes proches, votre mairie aura reçu un arrêté préfectoral délimitant les zones

Comment lutter?

Il faut d’abord bannir toute forme d’humi­dité à proximité de votre maison. Prévoyez une évacuation lointaine des eaux de pluie, éloignez des habitations les puits perdus, mares, drains filtrants et tout autre ouvrage où l’eau stagne. Entretenez les sources potentielles d’humidité, en particulier les chenaux, descentes d’eau, regards… Débarrassez-les des feuilles, mousses et autres matières qui pourraient les boucher. Évitez les fûts de récupération d’eau de pluie sans trop plein canalisé. Vérifiez régulièrement la bonne circula­tion de l’air dans les vide-sanitaires.

Et puis, bien évidemment, il ne faut pas dres­ser le couvert aux termites ! Evitez de conserver des tas de bois, des souches, du carton ou des végétaux morts en contact direct avec le sol à proximité de la maison. Stockez votre bois de chauffage à l’extérieur, loin de l’habitation, sur un support maçonné (parpaings posés au sol). Si vous récupérez du bois mort, brûlez-le rapidement. Et enfin, videz les caves de vos vieux livres, cartons et chutes de moquettes…

Dans les départements les plus exposés, il va falloir garder un œil sur les bords des murs. Certes, les termites sont difficiles à repérer, mais quelques indices permettent de deviner leur présence :

l’existence de trous noirs, d’un demi-millimètre de diamètre, sur les panneaux de plâtre ou de bois ;

une plinthe ou un fragment de parquet qui cède ;

des galeries-voûtes en surface à l’extérieur ou à l’intérieur des maisons, sur les arbres morts ou les souches;

l’envol d’une partie de la colonie lorsque celle-ci se divise. Le termite qui essaime ressemble à une fourmi volante. Signe distinctif, ses antennes sont droites, alors que celles de la fourmi sont largement coudées

Si d’aventure vous repériez l’un de ces indi­ces, faites vite appel à un expert via le site de l’Observatoire national des termites, www. termite.com.fr

Le choix du bois

termites

 Les arbres européens sont peu résistants vis-à-vis des termites. Seul le duramen du robinier est peu sensible aux attaques, celui du chêne et du châtai­gnier est moyennement sensible. Le robinier sera donc privilégié à l’extérieur (terrasses, clôtures…). Utilisez éventuellement du bois traité anti-termites dans les parties basses des bardages extérieurs.

Veillez également à désolidariser du sol les ouvrages en bois : par exemple en employant une dalle en maçonnerie compacte, des plots en béton armé ou des films d’étanchéité (Thermifilm© par exemple, fait de polyéthylène imprégné de per- méthrine ou Termimesh©, composé d’une maille d’acier inoxydable) adaptés autour des fondations. Si vous construisez en bois, prévoyez des débuts de murs maçonnés, que les termites ne pourront pas franchir. Peignez les parties verticales des fonda­tions et les dessous de mur en teinte claire : vous pourrez ainsi déceler plus facilement les cordon­nets. Enfin, protégez vos canalisations extérieu­res par des collerettes ou des joints de protection enduits d’insecticides. Une autre méthode consiste à entourer les joints par du granit ou du verre concassé fin et coupant, donc infranchissable.

Appâter et piéger

Aujourd’hui, les professionnels de la lutte contre les termites proposent d’installer autour des maisons des pièges-appâts (Sentritech, Halo™ termites, Ensystex ..) remplis de cellulose conte­nant un insecticide (non-bio, mais il n’y a pas le choix •) qui bloque le développement des larves. L’insecticide est ensuite transmis à toute la colonie par échange de nourriture. La mise en œuvre est rapide, sans danger pour l’homme ou les animaux. Attention, cependant : vous trouverez aisément sur les sites de vente comme eBay des produits non-contrôlés. Méfiez-vous car certains de ces produits, contenant des insecticides interdits, sont très nocifs.

Dans le futur, des produits alternatifs plus res­pectueux pourraient faire leur apparition. Car, le fléau grandissant la recherche s’est mise au travail depuis quelques années déjà. Le |FCBA|(ex-CTBA, Centre technique du bois et de l’ameublement), le Cirad et l’INRA en ont fait un de leurs chevaux de bataille. Plusieurs produits prometteurs, tels l’Asam (un leurre exempt d’éco-toxicité, lire n° 176, page 63), transforment la cellulose en ester de cellulose, non assimilable par les insectes xylopha­ges. Des recherches sont également menées sur des matières actives présentes dans plusieurs bois résistants dont le cyprès.

En attendant, une idée alternative peu onéreuse consiste simplement à créer des petits tas de bois à bonne distance de la maison et de les inspecter régulièrement à la recherche d’indices de présence des termites. Et à rester sur le pied de guerre !