D’un microclimat à l’autre

Chacun sait qu’une localisation abritée permet de tricher avec le climat et de faire prospérer des plantes déücates… L’art du jardinier consiste justement, pour une grande part, à améliorer le microclimat de son jardin.

Profitez d’une grande balade autour de chez vous pour situer votre jardin par rapport à son environnement. Et fiez vous à vos sensations…

Le microclimat, c’est le climat qui règne dans une zone restreinte, mais c’est aussi l’agrément d’un lieu, le soleil sur la peau ou… le vent dans les cheveux. Imaginons le parcours comme si vous partiez de Rouen, montiez sur le plateau par un coteau, passiez dans la forêt, puis redescendiez plus loin dans la vallée de la Seine.

En ville : il fait bon, avec en moyenne 1 à 2 °G de plus que dans la campagne avoisinante. Get « ilôt de chaleur * nous transporte brutalement à la latitude de Bordeaux.

Le lilas, par exemple, fleurit une bonne semaine plus tôt ! Et on rencontre des plantes « thermophiles » comme l’ai-lante, un arbre exotique.

Les causes de ce réchauffement ? En hiver, il y a le chauffage des logements. D’autre part, les bâtiments servent de brise-vent et de « piège » pour le rayonnement solaire. L’atmosphère polluée par les poussières issues des cheminées et des pots d’échappement crée un effet de serre, reproduisant à petite échelle ce que l’on observe actuellement sur l’ensemble de la planète.

En coteau bien exposé : du fait de l’inclinaison du terrain, chaque mètre carré reçoit davantage de rayonnement solaire que la même surface disposée horizontalement. Là encore, il fait chaud. Par endroit, la flore et la faune sont quasi méditerranéennes ! Lézard vert et mante religieuse évoluent parmi les frênes à fleurs, les centrantes et les hélian-thèmes. La vigne était cultivée autrefois…

Sur le plateau, en plaine : ça se rafraîchit !
L’altitude (eh oui !) se fait sentir :
150 mètres de dénivellation, cela représente presque 1 °C en moins. Comme si l’on passait brutalement de Haute-Normandie en Belgique !
En hiver, la neige fond plus lentement que dans les vallées.
Et au printemps, les floraisons y débutent avec une à trois semaines de retard. Le vent, ne rencontrant aucun obstacle, est quasi permanent.

S’il provoque une sensation de froid, il a au moins un effet bénéfique : au printemps, lorsque le gel menace il empêche l’air glacial de stagner et réduit ainsi les dégâts sur les fleurs d’arbres fruitiers.

De même, il prévient la formation de brouillards, ce qui augmente l’ensoleillement. On disait autrefois dans la région de Rouen que l’air des plateaux était plus sain que celui de la vallée, et qu’il était bon d’y envoyer les malades en cure !

Aux abords des forêts : il fait plus frais. L’évapotranspiration5 importante des arbres provoque une élévation de l’humidité de l’air et un accroissement local des pluies (1 à 10 %).

En vallée : la faible altitude et la réflexion du rayonnement solaire sur les coteaux donnent une température en moyenne plus élevée que sur les plateaux avoisinants, avec toutefois des contrastes plus marqués.

Au printemps, l’air froid a tendance à s’accumuler dans les fonds, augmentant les risques de gel sur les cultures.

Ce phénomène, couplé à la présence de cours d’eau et de plans d’eau, aboutit fréquemment à la formation de brouillards tenaces. Malgré tout, la végétation est plus précoce dans les vallées que sur les plateaux.

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